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L'Illusion de Satsuki - Benjamine

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Satsukillusion

Description :

Konnichi wa...

Bienvenue dans un monde étrange gouverné par ce que je suis.



S _ ora wo
A _ rika
T _ oraifôsu
S _ atsuki desu
U _ sagi (Tsuki no)
K _ akukoto itsumo
I _ llusion je suis

...


I am an illusion
I am your illusion,
and I have a dream...

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" Que ma sentence soit douce "

Ma délivrance, c'est non pas de vivre pour écrire, mais d'écrire pour vivre.
 
Une longue attente m'est déstinée au bout de laquelle m'attend une secnde liberté
 
 
Qu'importe le temps, qu'importe la jeunesse qui s'envole, qu'importe les années perdues, qu'importe les petites ténèbres qui s'ammoncellent, qu'importe le mal-être, qu'importe la Mort qui survient, qu'importe les évènements
 
 
Rien est plus fort que croire en un rêve, qui ne sera jamais vain.
 
 
 
Une vie sans but, est-ce une vie ? Telle est la question à laquelle j'ai déjà ma réponse.
 
 
Mais la vie, n'est-ce pas une question de survie ? Tel est le problème que je me pose...
 

 
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#Posté le dimanche 31 juillet 2011 09:50

Modifié le dimanche 31 juillet 2011 10:17

Moi c'est une personnalité, moi c'est un corps, un être, peut-être inhumain, parfois incompréhensible, parfois méchant, parfois gentil, parfois monstre, parfois ange. Moi c'est un tout, moi c'est une vie, moi c'est une illusion, moi c'est un rêve, moi c'est une envie, une sensation, moi c'est des notes, moi c'est des textes, moi c'est l'Ecriture, moi c'est un mélange homogène de tout ce que vous n'êtes pas.

Moi c'est une personnalité, moi c'est un corps, un être, peut-être inhumain, parfois incompréhensible, parfois méchant, parfois gentil, parfois monstre, parfois ange. Moi c'est un tout, moi c'est une vie, moi c'est une illusion, moi c'est un rêve, moi c'est une envie, une sensation, moi c'est des notes, moi c'est des textes, moi c'est l'Ecriture, moi c'est un mélange homogène de tout ce que vous n'êtes pas.

Okaeri
Watashi wa Satsuki desu,
 
 
Il y a tant de mots pour me définir. Et si peu à la fois. A première vue, on ne me dirait pas fille compliquée. On me dirait "timide", "stressée", "silencieuse" et "discrète", "renfermée", "petite" ; on critiquerait aussi mon style, on me regarderait étrangement, on me détaillerait des pieds à la tête, on me trouverait sympa à première vue, ou bien on se ficherait de moi. On s'intéresserait à moi au fil du temps ou alors on le ferait pas. Je ne suis qu'une illusion. Je dissimule tellement de choses qu'il est difficile de toutes les dénicher. Je cache si bien mon jeu. Derrière mon style déglingué, est cachée une fille qui ne sait pas parler, alors que derrière mes stresses, se dissimule une adolescente pas très sérieuse, qui ne pense qu'à s'amuser suite à quelques années fissurées. Armée d'un arc à la corde de gaieté et quelques flèches aux plumes d'égoïsme, je parcours depuis un an à peine, de grandes routes, larges, éloignées des profonds gouffres de la vie, dangereux, là où je me suis parfois un peu trop penchée. Je suis obsessionelle, je renferme au plus profond de mon coeur un rêve aux couleurs douteuses, que j'ai batti au cours du temps, gravissant des pentes de plus en plus hautes, sans jamais reculer, grâce à un crayon, quelques feuilles, un clavier... mais surtout une énorme volonté, et un plaisir tel qu'il ne m'aura jamais été donné avec tant d'intensité. Je suis sombre. Ce style vestimentaire qui fait de moi une fille, bien que pourtant gun peu arçon manqué, n'est pas coloré, pas gothiquisé, mais simplement noir par habitude, noir par besoin, noir par nature, noir par manière de penser et noir par musique de tarés. Je ne suis pas vraiment une fille. Je navigue entre deux sexes, sans pour autant être hermaphrodite, je suis une fille qui aime être garçon, une fille qui refoule avec plaisir sa féminité, sans pour autant être "l'homme-femme viril". Je ne suis qu'une illusion. Je n'ai pas peur de la mort mais du futur et je viens d'un autre monde. Je ne connais pas la réalité et j'en ai peur. Je me nourris d'écriture, de musique, de magie et d'aventures. J'ai un peacemaker à la place du coeur. La souffrence physique n'aura pas d'effets sur moi, mais les mots me rongeront, me boufferont l'esprit et j'aurais envie d'écrire. Je voudrais noter des merveilles sur une page, je voudrais faire flamboyer une flamme et je voudrais qu'il y est la paix, la liberté.
Je ne suis pas une fille simple, et les personnes qui ne le remarquent pas n'ont pas du tout comprendre. Je suis fidèle et j'essaye de vivre simplement mais cela doit foirer à un moment. Je ne suis pas un modèle, je ne suis pas parfaite, je m'accroche à tout et je suis un danger pour moi-même ; je n'ai aucune confience en moi, sauf dans mon écriture. Pourtant, j'ai trop honte de la montrer à qui que se soit en face, cela fait de moi une lâche. Je n'aime pas parler. Je n'aime pas parler de mes qualités, je trouve ça prétencieux. Je ne suis pas prétencieuse. Je n'ai pas non plus beaucoup écrit. J'ai bêtement...écrit. Ecrit ce qui me venait. Juste pour écrire.
Je tente de critiquer le moins, sans y parvenir. J'essaye d'être la meilleure amie possible, mais je n'y arrive pas, je m'accroche trop quand ça brille trop ailleurs, et je me décide à ne pas me prendre la tête.
Je n'aime pas les histoires d'amour, je trouve cela lassant et endormant. Je n'aime pas l'amour, je trouve ça trop contraignant, trop prise de tête. Mais cela ne m'empêche pas de tomber amoureuse, ni d'écrire à ma façon sur ce sentiment. Je suis contradictoire entre moi-même.
 
J'aime le japonais. Cette langue de fou aux caractères irréalisables, aux sonorités qui font rire les européens ; j'aime les "watashi wa", les "nashi", les "kitsune", les "Toraifôsu", les "Purinsesu Mononoke", "Tsuki no Usagi", ou encore "Daijôbu", ou bien "bakemono", ou alors "kisama". J'aime le katakana et l'hiragana. J'aime quand les gens ne comprennent pas ce que je dis. J'aime les manga et les animes, les Shonên plus que les Yaoi, j'aime ces groupes musicaux aux styles incroyablement osés et complétement déglingués, ceux qui parlent par leurs vêtements et leurs airs innocents, ceux qui disent pourtant "je m'en fou de la critique, je vis et je m'amuse ". Je me régale de soushis, de makis, de sashimis et tout ce qui s'en suit.
 
Je suis moi et c'est déjà trop.





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#Posté le samedi 30 juillet 2011 18:57

Modifié le samedi 30 juillet 2011 19:50

Extrait de La Légende de Drizzt, Le Joyau du Halfelin, préface de la première partie.

" Je suis en train de mourir. Chaque jour, chaque fois que mes poumons se remplissent, je me rapproche de la fin de ma vie. Car nous sommes nés avec un nombre infini de respirations et chacune fait tendre l'éclat du soleil qu'est ma vie vers un inéluctable crépuscule.
C'est une chose difficile à admettre, particulièrement lorsque nous sommes en pleine santé et dans la force de la jeunesse, et pourtant, j'ai compris qu'il est important d'être conscient de ce phénomène, sans pour autant se plaindre ou sombrer dans la mélancolie. C'est seulement en acceptant honnêtement l'idée qu'un jour je mourrai  que je peux vraiment commencer à vivre. Même si  je ne ressasse pas continuellement la réalité de ma mortalité, je crois que l'on ne peut s'empêcher de penser, au moins de façon subconsciente, à cet impressionnant spectre tant que l'on n'a pas compris, véritablement compris et admis, que l'on mourra un jour. Que l'on quittera ce monde, cette vie, cette conscience et cette existence, pour ce qui nous est réservé par la suite, quoi que ce soit. Ce n'est que lorsque l'on accepte avec  franchise le caractère inévitable de la mort que l'on est libéré de la peur qu'elle engendre. "
 
 
 Extrait de La Légende de Drizzt, Le Joyau du Halfelin, préface de la première partie.
 
 
 
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#Posté le mercredi 24 août 2011 06:48

Modifié le mercredi 24 août 2011 06:59

Extrait de La Légende de Drizzt, Les Torrents d'Argent, préface de la première partie.

" ...s'il ne reste aucun mystère, que nous reste-t-il ? Si nous connaissons les réponses à toutes les questions, quel espoir pouvons-nous avoir ?
 
Qu'est-ce donc qui nous dicte alors, au plus profond de nous, de vouloir nier la magie et éclaircir les mystères ? La peur, je présume, fondée sur les nombreuses incertitudes de la vie et la plus profonde des incertitudes, celle de la mort. Balayez ces craintes, je vous le dis, et affranchissez-vous d'elles, car si nous prenons un peu de recul et considérons la vérité du monde, nous découvrirons que la magie est bel et bien tout autour de nous, inexplicable par les griffes et les formules. Qu'est-ce que la passion évoquée par le discours galvanisant du commandant avant la dernière bataille, si ce n'est pas de la magie ? Qu'est-ce que la sérénité qu'un tout petit enfant ressent dans les bras de sa mère, si ce n'est pas de la magie ? Qu'est-ce que l'amour, si ce n'est pas de la magie ?
 
Non, je ne voudrais pas vivre dans un monde sans dragons, pas plus que je ne voudrais vivre dans un monde sans magie, car c'est un monde sans mystère, et donc un monde sans foi.
Et cela, je le crains, pour tout être conscient et doué de raison, cela serait le plus cruel des artifices.
 
 
Drizzt Do'Urden "
 
 
 
Extrait de La Légende de Drizzt, Les Torrents d'Argent, préface de la première partie.
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#Posté le dimanche 31 juillet 2011 09:56

Modifié le dimanche 31 juillet 2011 10:11

Plume d'ange - Claude Nougaro

" Vous voyez cette plume ?
Eh bien, c'est une plume... d'ange
Mais rassurez-vous, je ne vous demande pas de me croire, je ne vous le demande plus.
Pourtant, écoutez encore une fois, une dernière fois, mon histoire.
Une nuit, je faisais un rêve désopilant quand je fus réveillé par un frisson de l'air.
J'ouvre les yeux, que vois-je ?
Dans l'obscurité de la chambre, des myriades d'étincelles...
Elles s'en allaient rejoindre, par tourbillonnements magnétiques, un point situé devant mon lit.
Rapidement, de l'accumulation de ces flocons aimantés, phosphorescents, un corps se constituait.
Quand les derniers flocons eurent terminé leur course, un ange était là, devant moi, un ange réglementaire avec les grands ailes de lait.
Comme une flèche d'un carquois, de son épaule il tire une plume, il me la tend et il me dit:
"C'est une plume d'ange. Je te la donne. Montre-la autour de toi.
Qu'un seul humain te croie et ce monde malheureux s'ouvrira au monde de la joie.
Qu'un seul humain te croie avec ta plume d'ange.
Adieu et souviens-toi: la foi est plus belle que Dieu."

Et l'ange disparut laissant la plume entre mes doigts.
Dans le noir, je restai longtemps, illuminé, grelottant d'extase, lissant la plume, la respirant.
En ce temps-là, je vivais pour les seins somptueux d'une passion néfaste.
J'allume, je la réveille:

"Mon amour, mon amour, regarde cette plume... C'est une plume d'ange!
Oui! un ange était là... Il vient de me la donner...
Oh ma chérie, tu me sais incapable de mensonge, de plaisanterie scabreuse...
Mon amour, mon amour, il faut que tu me croies, et tu vas voir... le monde!"
La belle, le visage obscurci de cheveux, d'araignées de sommeil, me répondit:
"Fous-moi la paix... Je voudrais dormir... Et cesse de fumer ton satané Népal!"
Elle me tourne le dos et merde!

Au petit matin, parmi les nègres des poubelles et les premiers pigeons, je filai chez mon ami le plus sûr.
Je montrai ma plume à l'Afrique, aux poubelles, et bien sûr, aux pigeons qui me firent des roues, des roucoulements de considération admirative.
Je sonne.
Voici mon ami André.
Posément, avec précision, je vidais mon sac biblique, mon oreiller céleste:
"Tu m'entends bien, André, qu'on me prenne au sérieux et l'humanité tout entière s'arrache de son orbite de malédiction guerroyante et funeste.
A dégager! Finies la souffrance, la sottise. La joie, la lumière débarquent !"
André se massait pensivement la tempe, il me fit un sourire ému, m'entraîna dans la cuisine et devant un café, m'expliqua que moi, sensible, moi, enclin au mysticisme sauvage, moi devais reconsidérer cette apparition.
Le repos... L'air de la campagne... Avec les oiseaux précisément, les vrais!

Je me retrouve dans la rue grondante, tenaillant la plume dans ma poche.
Que dire? Que faire?
"Monsieur l'agent, regardez, c'est une plume d'ange."
Il me croit!
Aussitôt les tonitruants troupeaux de bagnoles déjà hargneuses s'aplatissent.
Des hommes radieux en sortent, auréolés de leurs volants et s'embrassent en sanglotant.
Soyons sérieux!
Je marchais, je marchais, dévorant les visages. Celui-ci? La petite dame?
Et soudain l'idée m'envahit, évidente, éclatante... Abandonnons les hommes!
Adressons-nous aux enfants! Eux seuls savent que la foi est plus belle que Dieu.
Les enfants... Oui, mais lequel?
Je marchais toujours, je marchais encore.
Je ne regardais plus la gueule des passants hagards, mais, en moi, des guirlandes de visages d'enfants, mes chéris, mes féeriques, mes crédules me souriaient.
Je marchais, je volais... Le vent de mes pas feuilletait Paris...
Pages de pierres, de bitume, de pavés maintenant.
Ceux de la rue Saint-Vincent... Les escaliers de Montmartre.
Je monte, je descends et me fige devant une école, rue du Mont-Cenis.
Quelques femmes attendaient la sortie des gosses.
Faussement paternel, j'attends, moi aussi.
Les voilà.
Ils débouchent de la maternelle par fraîches bouffées, par bouillonnements bariolés.
Mon regard papillonne de frimousses en minois, quêtant une révélation.
Sur le seuil de l'école, une petite fille s'est arrêtée.
Dans la vive lumière d'avril, elle cligne ses petits yeux de jais, un peu bridés, un peu chinois et se les frotte vigoureusement.
Puis elle prend son cartable orange, tout rebondi de mathématiques modernes.
Alors j'ai suivi la boule brune et bouclée, gravissant derrière elle les escaliers de la Butte.
A quelque cent mètres elle pénétra dans un immeuble.
Longtemps, je suis resté là, me caressant les dents avec le bec de ma plume.

Le lendemain je revins à la sortie de l'école et le surlendemain et les jours qui suivirent.
Elle s'appelait Fanny. Mais je ne me décidais pas à l'aborder.
Et si je lui faisais peur avec ma bouche sèche, ma sueur sacrée, ma pâleur mortelle, vitale?
Alors, qu'est-ce que je fais? Je me tue? Je l'avale, ma plume?
Je la plante dans le cul somptueux de ma passion néfaste?
Et puis un jeudi, je me suis dit: je lui dis.
Les poumons du printemps exhalaient leur première haleine de peste paradisiaque.
J'ai précipité mon pas, j'ai tendu ma main vers la tête frisée...
Au moment où j'allais l'atteindre, sur ma propre épaule, une pesante main s'est abattue.
Je me retourne, ils étaient deux, ils empestaient le barreau: "Suivez-nous."

Le commissariat.
Vous connaissez les commissariats?
Les flics qui tapent le carton dans de la gauloise, du sandwich...
Une couche de tabac, une couche de passage à tabac.
Le commissaire était bon enfant, il ne roulait pas les mécaniques, il roulait les r:
"Asseyez-vous. Il me semble déjà vous avoir vu quelque part, vous.
Alors comme ça, on suit les petites filles?
- Quitte à passer pour un détraqué, je vais vous expliquer, monsieur, la véritable raison qui m'a fait m'approcher de cette enfant.
Je sors ma plume et j'y vais de mon couplet nocturne et miraculeux.
- Fanny, j'en suis certain, m'aurait cru. Les assassins, les polices, notre séculaire tennis de coups durs, tout ça, c'était fini, envolé!
- Voyons l'objet, me dit le commissaire.
D'entre mes doigts tremblants il saisit la plume sainte et la fait techniquement rouler devant un sourcil bonhomme.
- C'est de l'oie, ça..., me dit-il, je m'y connais, je suis du Périgord.
- Monsieur, ce n'est pas de l'oie, c'est de l'ange, vous dis-je !
- Calmez-vous! Calmez-vous! Mais vous avouerez tout de même qu'une telle affirmation exige d'être appuyée par un minimum d'en quête, à défaut de preuve.
Vous allez patienter un instant. On va s'occuper de vous. Gentiment hein ? gentiment."

On s'est occupé de moi, gentiment.
Entre deux électrochocs, je me balade dans le parc de la clinique psychiatrique où l'on m'héberge depuis un mois.
Parmi les divers siphonnés qui s'ébattent ou s'abattent sur les aimables gazons, il est un être qui me fascine.
C'est un vieil homme, très beau, il se tient toujours immobile dans une allée du parc devant un cèdre du Liban.
Parfois, il étend lentement les bras et semble psalmodier un texte secret, sacré.
J'ai fini par m'approcher de lui, par lui adresser la parole.
Aujourd'hui, nous sommes amis. C'est un type surprenant, un savant, un poète.
Vous dire qu'il sait tout, a tout appris, senti, perçu, percé, c'est peu dire.
De sa barbe massive, un peu verte, aux poils épais et tordus le verbe sort, calme et fruité, abreuvant un récit où toutes les mystiques, les métaphysiques, les philosophies s'unissent, se rassemblent pour se ressembler dans le puits étoilé de sa mémoire.

Dans ce puits de jouvence intellectuelle, sot, je descends, seau débordant de l'eau fraîche et limpide de l'intelligence alliée à l'amour, je remonte.
Parfois il me contemple en souriant. Des plis de sa robe de bure, ils sort des noix, de grosses noix qu'il brise d'un seul coup dans sa paume, crac! pour me les offrir.

Un jour où il me parle d'ornithologie comparée entre Olivier Messiaen et Charlie Parker, je ne l'écoute plus.
Un grand silence se fait en moi.
Mais cet homme dont l'ange t'a parlé, cet homme introuvable qui peut croire à ta plume, eh bien, oui, c'est lui, il est là, devant toi!
Sans hésiter, je sors la plume.
Les yeux mordorés lancent une étincelle.
Il examine la plume avec une acuité qui me fait frémir de la tête aux pieds.
"Quel magnifique spécimen de plume d'ange, vous avez là, mon ami.
- Alors vous me croyez ? vous le savez!
- Bien sûr, je vous crois. Le tuyau légèrement cannelé, la nacrure des barbes, on ne peut s'y méprendre.
Je puis même ajouter qu'il s'agit d'une penne d'Angélus Maliciosus.
- Mais alors! Puisqu'il est dit qu'un homme me croyant, le monde est sauvé...
- Je vous arrête, ami. Je ne suis pas un homme.
- Vous n'êtes pas un homme ?
- Nullement, je suis un noyer.
- Vous êtes noyé?
- Non. Je suis un noyer. L'arbre. Je suis un arbre."

Il y eut un frisson de l'air.
Se détachant de la cime du grand cèdre, un oiseau est venu se poser sur l'épaule du vieillard et je crus reconnaître, miniaturisé, l'ange malicieux qui m'avait visité.
Tous les trois, l'oiseau, le vieil homme et moi, nous avons ri, nous avons ri longtemps, longtemps...
Le fou rire, quoi ! "
 
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#Posté le dimanche 31 juillet 2011 10:51

"Les jours où je ne peux pas écrire, j'ai envie de m'acheter un revolver et de me brûler la cervelle"


Drogue obsessionnelle
 
(De moi)
 
Un cri retentit.
Un oiseau de nuit,
Appelle à l'aide.
 
Dans quelle nuit me suis-je perdue ?
Je n'en peux plus.
 
La vérité me gèle,
L'ombre de mon rêve,
Et je saigne.
 
La drogue obsessionnelle,
Et un triste destin,
Je ne vois pas la fin.

Cette vie, n'est qu'une passerelle,
Jusqu'au rêve,
Vous ne pouvez m'aider,
Tu ne peux ignorer,
Je vais m'éclipser,
Je disparaîtrais.
 
Un idéal, ça fait si mal.
Comment renoncer ?
La seule chose à aimer.
 
Ma peine est si forte,
Me sentir comme morte,
 
Mon courage défaille,
Ma raison s'emporte,
Mon envie me ronge,
J'émerge des songes.
 
Double masculin,
Esprit malin,
Sans place au destin,

On oubliera,
Mon double disparaîtra...
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#Posté le dimanche 31 juillet 2011 09:40

Modifié le dimanche 31 juillet 2011 10:12

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